Author Archives: Si les mots avaient des ailes

la boite à mots : été 2018

juin 2018 -
Si les mots avaient des ailes

Notre jeu d’écriture qui reprend pour l’été:

Écrivez-nous une histoire en utilisant les 5 mots proposés, dont 2 optionnels :

  •  juillet : sourire, arc-en-ciel, abandon – (pourquoi, se délecter)
  •  aout : émouvant, enfant, désormais – (couleur, séduire)

 

Et une proposition plus ambitieuse, celle de « dis-moi dix mots » :

La nouvelle édition « Dis-moi dix mots sur tous les tons » met à l’honneur l’oralité. Chacun est invité à s’interroger sur les multiples usages de la parole : celle-ci se libère, à voix basse ou à voix haute, avec ou sans accent. Elle se déclame dans les discours, s’échange au cours de débats, se met en scène au théâtre et laisse toute sa place à l’improvisation autour des dix mots choisis : accent, bagou, griot, jactance, ohé, placoter, susurrer, truculent, voix, volubile. (plus d’informationet toutes les définitions sur le site www.dismoidixmots.culture.fr)

Envoyez-nous votre histoire (le-jeu@silesmotsavaientdesailes.fr)

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N’oubliez pas de le titre et  le nom d’auteur !!!

la boîte à mots fait une pause

mar 2018 -
Si les mots avaient des ailes

la boîte à mots fait une pause jusqu’à l’été prochain !

La boîte à mots, le jeu : février 2018

mar 2018 -
Si les mots avaient des ailes

Voici les 3 mots de février 2018 :  bible, chiner, amour


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Voici les textes que nous avons reçus :



Souvenirs (Caroline)

J’ai retrouvé, l’autre jour, coincée, entre les livres de ma « bibliothèque » la bible que mon pasteur m’avait offerte pour consacrer ma communion. Communion que j’avais faite surtout pour revêtir une jolie robe blanche assortie d’un voile vaporeux.
Lors des petites processions (j’allais dire défilés) des fillettes, j’y ai vu des œuvres d’art , car certaines mamans faisaient rivaliser d’élégance leur enfant !
Je me souviens, rétrospectivement de la finesse des multiples petits « plis religieuse » et des cols garnis de fronces légèrement amidonnées pour garder leur gonflant neigeux.
Les garçons  eux  arboraient leur premier petit costumes « d’ homme » mais orné d’une sobre aumônière à franges.
Peut être, en chinant, lors d ‘un vide grenier ,aurais je la chance de trouver une de ces robes en organdis défraichi conservée avec amour par une grand mère aujourd’hui décédée !
Ouvrir cette petite bible au papier si fin que lorsque l’on tourne les pages on croirait froisser de la soie m’a fait (pour un instant émouvant) replonger dans mon enfance !


AU MARCHE GEORGES BRASSENS (ELENI)
« Bible » ! Par excellence le mot hors quotidien ! Celui qui se démarque, comme dans le jeu des différences. Son emploi reste parcimonieux. Un halo flotte autour de lui comme pour porter au respect. Il s’annonce dans la conversation avec un verbe plus haut et élogieux : « Non franchement tu verras, c’est LE fin du fin, L’incontournable, LA référence, LA bible. Si tu n’achètes qu’un livre, c’est celui-là. »
Lorsqu’il s’agit des Écritures de l’Ancien et du Nouveau Testament, on touche au sacré et le terme est alors orné d’une majuscule : il devient « la Bible». Traditionnellement offerte à la première communion, force est de constater qu’elle est souvent remisée dans un coin. De nos jours en effet, qui prend le temps de se plonger dans la Bible ? Rares sont ceux qui en ont dévotement une en main et en pratiquent une lecture assidue. Ou alors des ersatz de Bible, des condensés du dimanche, avec la lecture du jour accompagnée des éclairages nécessaires, histoire de décrypter un peu plus facilement les enseignements censés en découler. Cela relève en effet d’un immense effort, d’une sorte de défi que de s’abstraite de notre quotidien trépidant pour faire une immersion dans ces sortes d’écrits, à moins d’être retiré dans un monastère ou tout autre lieu s’y prêtant d’avantage.
Alors, en dehors de la Sainte Bible et faute de temps, les hommes se sont inventé pour leur quotidien, des tas d’autres bibles : des condensés, des résumés, sur un sujet ou un autre, qui leur donnent l’impression d’être gagnants, en maîtrisant l’essentiel dudit domaine en seulement quelques heures de temps. Je ne fais pas exception à la règle et possède chez moi comme beaucoup de mes contemporains, certains spécimens représentatifs du genre : « Ma bible des huiles essentielles », « Comment démarrer son potager en vingt leçons », « Condensé du taxidermiste débutant » ou encore « le B-A BA du petit bricolage ».
Je broyais plutôt du noir cet après-midi-là. Ces dernières semaines avaient été ponctuées de disputes presque quotidiennes avec Christine. Elle me reprochait d’être fuyant, de moins m’impliquer dans notre couple qu’auparavant, de me soustraire à la discussion ; ce qui aurait permis disait-elle, d’y voir un peu plus clair dans notre vie à deux et de peut-être trouver des solutions. Cela faisait dix ans que nous étions mariés et notre amour n’était pas remis en cause mais il nous appartenait de négocier au mieux ce tournant délicat.
Je décidai pour me changer les idées d’aller dans le quinzième arrondissement de Paris, chiner au marché Georges Brassens du livre ancien et d’occasion. Comme pour fuir à nouveau la réalité, mon inconscient me dictait qu’il devait bien exister un livre qui me servirait la solution toute prête sur un plateau ! Je flânai un bon moment chez un bouquiniste spécialisé en bandes dessinées, ce qui était une bonne entrée en matière pour lâcher prise ! Puis je parcourut d’autres éventaires donnant plus dans la littérature et la fiction. Je poursuivis mes déambulations, feuilletai quelques très beaux livres d’art lorsque mon œil fut happé vers l’étalage voisin, par un titre négligemment fourré dans un cageot au sol : « Relancez votre couple », dans la collection « Pour les nuls ». Miracle ! Pourtant je possédais déjà à la maison, « La culture générale pour les nuls : vite et bien » mais n’avais juste pas eu l’idée de piocher dans cette série-là. J’empoignai aussitôt le précieux livre et m’empressai de payer : deux euros. Mon couple valait largement ce prix-là ! Je rentrai chez moi en hâte, anxieux. Le spécimen renfermait-il vraiment de quoi concocter un nouvel élixir d’amour à deux ? Le fait qu’il ait atterri au milieu des autres rebuts d’une ancienne caisse à légumes n’était au fond pas du meilleur présage quant à ses pouvoirs de régénération du couple … il n’existait d’ailleurs peut-être pas de bibles pour tout … Sinon, je me promettais de mettre enfin mon nez dans La Bible, la vraie. Avec cet Adam et cette Eve, je devrais bien trouver des pistes. C’est comme si j’entendais déjà Christine me dire : «Mais mon pauvre ami, regarde-toi ! Elle est là ta solution.»


La joie prolonge la vie (Corinne P.)
Mon grand-père répète souvent : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ». Sa stature de géant, ses cheveux blancs, sa barbe hirsute et ses yeux bleus pétillants qui illuminent son visage, le rendent irrésistible. C’est vrai que c’est un homme généreux, toujours prêt à rendre service et à tendre la main aux amis et voisins.
Mais c’est aussi un homme malicieux qui a ses petits secrets et quand sa femme, l’interroge sur ses sorties avec ses bons copains, il réplique toujours : « Un homme qui se tait, est un homme prudent ». Toutes ces formules agacent un peu ma grand-mère bien sûr, mais elle raffole de son sens de la répartie qu’il puise dans sa bible, toujours à portée de main sur sa table de nuit.
Ils sont mariés depuis bientôt cinquante ans et l’amour des voyages a jalonné toute leur longue existence. Les trésors chinés aux quatre coins du monde envahissent leur maison. C’est une vraie caverne d’Ali Baba que nous explorons avec bonheur, mes cousins et moi lors des repas de famille. Leur bonheur à eux, c’est de nous voir curieux de tout et plein de vie. C’est pour cela qu’ils nous répètent à chaque fois que nous sommes réunis : « La joie prolonge la vie ».


LA CONTREPARTIE (Martine)

– Dieu n’est qu’amour ! déclame le prêtre devant l’autel.
– Pff ! songe Mariane. Il faudrait déjà qu’il existe !
Elle jette furtivement un œil à Pauline sur sa droite. Son amie écoute pieusement le messager de Dieu, sa bible religieusement ouverte sur ses genoux.
– Quelle idée j’ai eu de l’accompagner ! soupire-t-elle.
La messe dominicale terminée, les deux amies quittent le parvis de l’église et s’éclipsent vers leur voiture.
– Tu vois, ce n’était pas si sorcier de m’accompagner à l’office ce matin, lance Pauline un brin ironique.
– Ne te méprends pas ! Je t’ai juste accompagnée pour te faire plaisir un point c’est tout ! Ne compte pas sur moi dimanche prochain.
Pauline sourit. Elle n’arrivera définitivement pas à convertir Mariane à la religion ! Arrivées près de leur voiture, elles découvrent un flyer sur le pare-brise.

« SAINT PÈRE MARC-EN-POULET
BROCANTE DE PRINTEMPS
DIMANCHE 1ER AVRIL
Venez nombreux»

Aussitôt les yeux de Mariane pétillent. Dans un élan, elle se retourne vers Pauline:
– Ça te dit de venir chiner avec moi ? Je recherche un vieux moulin à café depuis un moment pour enrichir ma collection.
– Bof ! Les vieilleries, tu sais ce n’est pas mon truc ! Je veux bien faire un effort si tu m’assures que nous serons rentrées pour mon feuilleton tout à l’heure à la télévision.
– T’inquiètes ! Tu le verras ton feuilleton, ironise Mariane. Allez ma Pauline ! En voiture.


L’Amour, plus fort (Patrice)

C’est fou c’que ça fait du bien !
Je veux dire de penser à rien, ou si, à l’Amour,
L’Amour que l’on a fait sans compter, rien,
Et qui nous brasse vers l’Infini, ou les tours…

Ces tours, où tu m’as mis KO,
A trop vouloir mes mouvements du dos,
Comme des va-et-vient au plus profond de tes entrailles,
Comme des va-et-vient mugissent plus fort que des rails.

J’ai beau aimer ce son que tu fais,
Lorsque je découvre tes passions démesurées :
C’est comme au beau milieu d’un miroir et des fées,
Qui enchanteraient ce toit, qui nous couvre, mesuré…

Et que j’aime chiner ou déchainer tes cuisses,
Elles sont le reflet de ta peau, dans laquelle tu luis,
Et pour m’éclabousser de tourments, je suis sans parapluie,
Tu m’exhibes au vent, ça me rend fou, mes sens bleuissent.

« Quand on a fait l’Amour, comme d’autres font la guerre »
J’ai comme des envies de toujours partager, naguère :
Naguère, qu’est-ce qui était mieux ?
Je m’étonne, devenir pieux…

Mais c’est dans cette âme, par trop bouleversée,
Par cette machinerie, liens indéfectibles, qu’est la vie ;
Que je me suis complu à vivre de versets
Solidement déversés
Et que tes trésors enfuis dans la pénombre de l’envie,
N’ont pas su ralentir tous mes appétits…

Je t’ai fait l’Amour, oui tu criais plus fort,
Que de tous mes mouvements, seul celui de mes reins,
Te faisait oublier ta venue et que j’étais comme ce château fort,
Que l’on accable d’assaut mais qui sort, en son sein :
La Victoire, le Génie…
Nous étions des âmes trop seules et manquant de penny…

Maintenant que seule la lecture de la Bible,
Me plonge au tréfond de ton cœur,
Maintenant que mêmes tes pleurs me sont plus pénibles,
J’aimerais que ce poème te rende le bonheur…

Le bonheur de milliers de sentiments, qui me viennent,
Pour exprimer que près de toi c’était sans cesse La Vienne :
Comme un fleuve qui ne tarit jamais, tu enivres mes baisers,
Comme un fleuve qui jamais ne tarit, tu rendais tout aisé…

Tu étais facile et mon plaisir docile,
Tu me faisais plaisir et je riais, mes cils,
Mes cils étaient peints de bienfaisance
Et mendiaient les chemins de mon aisance ;

Cette aisance quand je récitais La Bible, le Christianisme
C’était mon seul moyen de chiner tes pensées,
D’y dénicher tes pourtours dépensés,
Par tant de mouvements qui se fondaient dans ton prisme.

Ton amour me tue, me terrifie,
J’étais enjoué par tant de lyrisme, ta peau,
Et que m’apportes-tu, tout au creux d’un troupeau ?
Tes cris qui me torturaient comme de la hifi…

J’avais envie de tes sons, étouffés,
Comme tu mangeais mon cou, déchiqueté,
Tu sentais bon : la mer, la terre, toute bouffée
Et comme je riais, dans tes yeux, étiquetés…

Tu me faisais voir les chemins que j’aspirais,
Sans oser les comprendre,
Tu me faisais voir ces chemins que je respirais,
Sans plus me méprendre,
Et j’étais pris par tes vices insensés :
Tu me brûlais l’orifice, encensé ;

C’était comme une litanie, une prière exaucée,
Je sentais mes réflexes abrutis, comme réhaussés,
Et nul n’aimait plus que moi, ton regard bleu,
Il était plus profond, que dans l’ensemble des cieux,
Et ça m’animait encore et encore,
Pour te faire l’Amour, plus fort, plus fort…


Coïncidence (Colette)

« J’adore les quais de la Seine, la mine sereine des petits marchands… » qu’interprétait Lucienne Delyne en 1949. Depuis toujours, moi aussi, j’aime flâner auprès des petits bouquinistes vendant tant de trésors cachés. Mais il faut savoir chercher et découvrir la pièce rare qui manque à une collection.
Chiner, chiner encore dans les invendus de livres, gravures, timbres, pièces de monnaie, cartes postales… Fouiller dans les éventaires posés sur le mur du parapet où nombres de petits objets ont été cédés pour quelques piécettes en attendant d’être revendus.
Cet après midi de printemps, je me suis promenée dans les Jardins du Luxembourg, l’air embaumait le parfum des fleurs. Maintenant je descends le boulevard Saint Michel. Je fais une halte à la fontaine, puis je me rend Quai Saint Michel.
Assis sur des pliants, fumant leur pipe, les vendeurs attendent tranquillement le passant qui viendra fouiller dans ses articles et qui probablement repartira sans rien acheter. Qu’importe le prochain peut-être trouvera son bonheur.
Je ne cherche rien de précis, mais je m’arrête plus longuement sur les livres. Un roman peut-être…
Mon regard est attiré sur la brochure de l’un d’eux il est relié de cuir. Je le dégage et m’aperçois que c’est une bible ancienne. C’est étrange elle me rappelle quelque chose, mais je n’arrive à savoir quoi ! Je l’ouvre et feuillette quelques pages. Là surprise, je trouve une enveloppe contenant une lettre. L’enveloppe est maculée de taches sombres. J’hésite, mais curieuse je finis par ouvrir ce courrier.Il est daté du 15 avril 1917. C’est la lettre d’un combattant sur le front de Verdun :
Ma douce Marguerite
Je viens d’apprendre que dans quelques jours nous allons avoir une permission. Je suis impatient de te serrer dans mes bras ainsi que notre petit Paul que je ne connais pas. Ici c’est l’enfer, chaque attaque est une hécatombe, chacun de nous se demande « a qui le tour la prochaine fois ». La lecture de tes lettres me donne le courage d’affronter ce cahot. Demain sous les ordres du général Nivelle nous monterons à l’assaut pour une énième fois au Chemin des Dames. Je garde cette lettre sur mon cœur et te l’enverrai à mon retour dans la tranchée près de Craonne. Mon amour adoré et toi petit Paul, je vous embrasse tendrement.
Ton Adrien.
Je retourne l’enveloppe pour lire le destinataire et l’adresse :
Madame Marguerite Lacroix
20 rue Rochechouard
Paris 9ème arrondissement
Quelle coïncidence car je suis une demoiselle Lacroix. Ma grand-mère s’appelait Marguerite, mon père Paul et le grand-père que je n’ai pas connu Adrien. Ce pourrai-il que ce soit la dernière lettre que mamie a reçu après que mon grand-père soit tombé au Champs d’Honneur le 16 avril 1914 à Verdun.
Alors et les taches sur l’enveloppe ?

 



Nous remercions les auteurs et rappelons que les textes leur appartiennent. Toute reproduction est interdite.


La boîte à mots, le jeu : janvier 2018

fév 2018 -
Si les mots avaient des ailes

Voici les 3 mots de janvier 2018 :  savourer, seul(e), objectivité


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Voici les textes que nous avons reçus :


Lettre à un amant déchu (Laëtitia LIMERY)

A vous,
C’était un jeu troublant et excitant d’assister à ce dîner dans votre demeure avec cette foule d’ami, je reconnaissais là votre espièglerie.
Mais je ne me doutais pas que cette comédie était un piège pour vous afficher avec moi et exposer ainsi le secret de notre liaison.
Je vous ai vu m’observer sans retenue d’un regard ardent, vous avez savouré mon trouble, vous vous êtes délecté de ma pudeur.
A aucun moment, vous n’avez essayé de me voir seule, pour tenter une ébauche d’explication. Non, votre ambition était de m’obliger à dévoiler notre couple, même si vous saviez me mettre en danger envers ma famille, d’où mon départ précipité.

Lorsque vous lirez ses mots, la colère a fait place à la peur et l’objectivité de ma pensée est confuse, mes doux souvenirs se sont enfuis, remplacés par l’ombre sombre de vos yeux. Il ne me reste que du dégoût suite à cette horrible soirée, je préfère donc vous quitter car je n’ai plus confiance en vous.
C.


Solitude choisie (Caroline)

En toute objectivité, j’avoue, j’aime être seule, parfois.
J’aime rêver, savourer le temps pour penser à ceux que j’aime et qui ‘sont’ ma vie.
Laisser ma tête s’aventurer au hasard d’une image ou d’un souvenir.
J’aime être seule pour chanter…très fort, évacuer une émotion.
J’aime être seule pour me plonger dans la foule des grands magasins les jours de soldes, et rapporter le ‘truc’ indispensable! …qui restera dans un placard.
J’aime être seule, blottie dans un fauteuil, à la campagne, avec un bon livre dont je relis quelques passages pour mieux les savourer alors qu’à la fenêtre la bourrasque fait frapper au carreau les jolies petites roses d’un grimpant.
Il y a bien sûr des solitudes douloureuses, j’en ai connu aussi, attendant la sonnerie d’un téléphone muet.
Mais j’ai emmagasiné dans mon cœur tant de jolis moments de vie et d’amour que la solitude ne me fait pas peur.
Cette solitude j’en ai besoin ! Je ne la vois ni grise ni triste ni effrayante mais comme une parenthèse et un refuge nécessaire qui embellie la réalité matérielle de la vie courante.


L’HEURE DU BILAN (Martine Ponthieu)

Les fêtes de fin d’année terminées, les enfants sont repartis…
Recroquevillée au creux de son canapé, Clothilde se sent seule. Alors qu’elle sirote une tasse de chocolat chaud, le silence assourdissant de la pièce l’effraye. Un voile de brume assombrit ses yeux clairs.
Pourquoi cette tristesse ? Arrivée au crépuscule de sa vie, c’est en toute objectivité qu’elle retrace mentalement le bilan de son existence.
Femme libérée dans les années soixante dix, elle avait décidé d’élever seule ses deux enfants en menant, en parallèle, une carrière professionnelle enrichissante. Elle pensait avoir réalisé sa mission jusqu’à cet instant…Alors ? Pourquoi ce spleen ?
D’habitude, une fois les enfants repartis, Clothilde est heureuse de savourer sa tranquillité en s’enroulant lascivement dans son plaid douillet. Elle se sert un verre d’un bon bordeaux et se plonge dans la lecture du dernier livre acheté pour le dévorer jusque tard dans la nuit.
Pas aujourd’hui ! Le chagrin s’est invité. Des sanglots nouent sa gorge et des perles d’eau salée s’écoulent le long de ses joues émaciées. Ah ! Si elle avait été moins féministe, si elle avait accepté un compagnon, un père pour ses deux garçons… elle ne ruminerait pas sa solitude, seule dans sa grande bâtisse, aujourd’hui !
Le téléphone résonne. Elle se lève, décroche l’appareil et entend la voix joyeuse de Victor :
–    Allo Maman ! Nous sommes bien rentrés. Je viens de déposer Basile devant chez lui. Merci encore pour ce chouette Noël. Nous avons décidé de revenir te voir le week-end prochain. Tu es d’accord ?
Bien évidemment qu’elle est d’accord ! Aussitôt, un halo optimiste illumine son visage, ses larmes se tarissent, sa peine disparait et son tempérament jovial reprend le dessus. La vie reprend son cours…

 


Le discours (Colette)
Monsieur le Comte de Lademimollette a été élu maire, pratiquement à l’unanimité par les habitants de Versois, charmant village niché au creux d’un vallon verdoyant.
Il tiendrai sa petite noblesse de par sa mère, descendante d’une des favorite de Louis XIV. Cette dernière en donnant un fils au roi aurait reçu les terres et le domaine de la Faisanderie ainsi que le bourg de Versois avec le titre de comtesse.
Mais depuis quelque temps les Versoisiens ont constaté que monsieur le maire ne tenait pas ses promesses de campagne qui avaient incité beaucoup d’électeurs à votés pour lui. En effet, non seulement, il prend toutes les décisions mais oblige le conseil municipal, à les accepter. Ces derniers d’ailleurs pour la plupart sont des familiers qui lui doivent leur siège à la mairie.En fait il se conduit comme un seigneur féodal.
Seul dans son bureau, il répète le discours qu’il va dire tout à l’heure aux villageois  et savoure d’avance de voir la tête ahurie de l’assemblée à ses énoncés.
Ajustant son écharpe, se raclant la gorge, il se dirige vers la porte pour se rendre à la salle des fêtes où sont réunis et l’attendent les versoisiens.

Mes chers concitoyens.
Après délibération avec le conseil municipal et en toute objectivité nous avons décidé que :
1° – cette année, il n’y aura pas de fête pour le 14 juillet. Pas d’orchestre, pas de bal, pas de banderoles, pas de lampions, pas de défilé.
2° – le clocher de l’église qui menace de s’effondrer dès que l’on sonne les cloches, ne sera pas réparé, mais étayé.
3° – le pont qui devait enjambé la rivière permettant un raccourci du village à la gare ferroviaire restera à l’état de projet et sa construction à une date ultérieure.
4° – les locaux de l’école ne seront pas repeints, ni la façade rénovée.Chaque classe cet l’hiver aura un ancien poêle à bois en remplacement du chauffage central dont la chaudière défectueuse est mise hors service jusqu’à l’année prochaine. Les parents devront fournir le bois.
Des économies ainsi effectuées vont pouvoir servir à un proget qui me tient à cœur depuis longtemps, celui de permettre l’inauguration, sur la place de la mairie, d’ une statue équestre, pour la postérité, d’un illustre personnage « Moi » !



Nous remercions les auteurs et rappelons que les textes leur appartiennent. Toute reproduction est interdite.


 

 

stage « écriture scénaristique » animé par Jean-Marie Roth mai 2018

jan 2018 -
Si les mots avaient des ailes

Stage d’écriture scénaristique proposé par

cineclub-velizy bande

 

 

 

Les associations « Si les mots avaient des ailes » et « le ciné club de Vélizy » vous convient à une nouvelle expérience : un stage d’initiation à l’écriture scénaristique orchestré par Jean-Marie Roth, théoricien et formateur en dramaturgie appliquée à l’écriture de scénarios.

les 20 et 21 mai 2018 de 9h 30 à 16h30

 

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actualités : janvier 2018

jan 2018 -
Si les mots avaient des ailes

Mille et une façons d’écrire !

Il y a bien des façons d’écrire, voici celle expérimentée en ce moment par l’un de nos groupes :

Gare d’Austerlitz, un soir à 18 heures. Le train de nuit pour Barcelone va partir. À son bord, Yves, Alexandra, Lilou, les quatre amis Victoire, Viviane, Valentine, Hector … et d’autres, inscrits à une randonnée qui commencera à l’arrivée. Du compartiment au wagon-bar, du couloir aux couchettes, les personnages se croisent, s’observent, se parlent, doutent, s’émeuvent… Tous ont des projets, des attentes, avoués ou pas. Sont-ils sincères ? Chacun est-il ce qu’il prétend être ? À commencer par le mystérieux Paul, organisateur de la randonnée… ? Et que vient faire ici l’inspecteur Munro, qui semble dans une bien mauvaise passe ?

Beaucoup de questions. D’autant plus que tout à coup, dans la soirée, le train s’arrête en pleine campagne…

De ce qui va se passer à bord de ce train, nous n’en saurons pas plus pour l’instant…Émotion, secrets, rencontres, mystère, suspense sont au rendez-vous dès le départ. C’est l’histoire qu’écrivent ensemble les participants de l’atelier d’écriture du jeudi soir. « L’idée était de s’essayer à l‘écriture collaborative d’une fiction. Tout le monde a réfléchi ensemble pour poser un cadre commun et une histoire cohérente, explique Dominique, l’animatrice. Parallèlement, chacun a créé un personnage, qui raconte de son point de vue le déroulement de cette nuit. Un travail d’écriture individuel sur le personnage et sa « voix », mais aussi collectif sur l’intrigue et ses ressorts. » Les participants se sont engagés avec enthousiasme, pour plusieurs séances, dans cette aventure singulière, celle d’écrire avec les autres.

La boîte à mots, le jeu : décembre 2017

jan 2018 -
Si les mots avaient des ailes

Voici les 3 mots de décembre 2017 :  RÊVE – ÉTOILE – SOYEUX


voir les règles du jeu ici


 

Voici les textes que nous avons reçus :



CONTE POUR ENFANTS SAGES (Martine Ponthieu)

Recroquevillée dans le froid céleste, une petite étoile regarde les comètes filer à toute allure en froufroutant dans la nuit.
Soudain, l’une d’entre elles la frôle si près que la petite étoile songe un instant qu’elle l’a percutée. Mais non ! Elle s’était assoupie. Ce n’était qu’un mauvais rêve.
Brusquement, un chatouillis soyeux sur l’une de ses pointes la fait éternuer. Elle aperçoit alors une minuscule forme translucide qui lisse soigneusement deux ailes posées sur ses épaules.
– Qui es-tu ? demande la petite étoile.
– Je suis une fée qui s’est égarée.
La petite étoile est surprise. Les fées existent donc vraiment !
C’est alors que surgit la Grande Ourse. Fronçant des sourcils, elle s’exclame :
– Encore toi petite fée indisciplinée ! Quand cesseras-tu de vagabonder. C’est la deuxième fois que tu te perds cette semaine ! Je vais être obligée de prévenir le Conseil Supérieur des Fées.
Penaude, la petite fée murmure :
– C’est parce que je recherche la maison du Père Noël pour lui demander de ne pas oublier un petit garçon qui habite au fond de la forêt dans une vieille cabane.
Attendrie par la petite Fée, La Grande Ourse se radoucit et répond :
– Bon ! Je ne dirai rien cette fois-ci. Dépêches toi de retrouver tes amies qui viennent de passer mon grand chariot. Tant qu’au petit garçon au fond de la forêt je suis certaine que les lutins du Père Noël l’ont inscrit sur leur liste. Il ne sera pas oublié sois tranquille.
Rassurée, la Petite Fée bat des ailes puis s’envole vers son destin alors que la petite étoile regarde, à nouveau, les comètes filer à toute allure en froufroutant dans la nuit.

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La crème antirides (Susan Clot)

Elle : Tu n’as pas vu ma crème antirides? Ca m’agace. Je l’ai laissée exprès sur la paillasse hier, et maintenant elle n’y est plus. J’ai l’impression de devenir sénile.
Lui : C’est connu : quand la peau se ride, le cerveau devient lisse. C’est normal après cinquante ans.
Elle : Je n’ai pas encore cinquante ans.
Lui : Justement, ça promet. Pour ta crème, si tu parles de ce tube ratatiné marqué « Rêve Etoilé », c’est moi qui l’ai pris pour lubrifier la penne de la porte de la salle de bains. J’ai terminé le tube, alors je l’ai mis à la poubelle.
Elle : Quoi ? Ce truc a coûté une fortune. J’en avais spécialement besoin aujourd’hui car j’ai rendez-vous avec Elodie, ma copine de lycée, celle qui a la peau tellement soyeuse qu’elle fait vingt ans de moins que moi. Il faut que j’aie l’air jeune et éblouissant. Tu t’es servi de ma crème, sans me demander…comme ça ?! Mais ce n’est pas vrai ! Et la scène que tu m’as faite quand j’ai pris juste un tout petit bout de ton sparadrap spécial randonné pour le mettre sur mon ongle qui me faisait si mal.
Lui : Oui, mais tu as mal fermé la boite et tout le rouleau s’est desséché.
Elle: Je n’ai quand même pas jeté la boite à la poubelle !
Lui : Tu aurais pu. Mais ça aurait été un délit : destruction de pièces à conviction. Tu aurais été en prison.
Elle: Je t’aurais dit qu’à cinquante ans tout le monde devient sénile et que tu avais terminé ton sparadrap depuis belle lurette, voilà. Et puis toi, tu t’es bien débarrassé de mon tube.
Lui : Tu as raison. Tu devrais embaucher un avocat.
Elle: Et puis le sparadrap ça peut se partager, mais la crème, c’est personnelle. Tu n’as qu’à utiliser ma brosse à dent, ou mon baume aux lèvres pendant que tu y es.
Lui: Oui, c’est ça. La prochaine fois que la penne de la porte se coince je vais y appliquer ton baume aux lèvres avec ta brosse à dents. Je n’y aurais pas pensé.

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Ténèbres (Corinne P)

Je ferme les yeux,
Il surgit.
Il revient chaque matin,
Il revient chaque nuit.
Toujours le même décor,
Une noirceur sans étoile, une opacité sans lune.
Absorbé par les ténèbres, le train disparait.
Seule, abandonnée sur le quai désert,
Accablée, je pleure.
Je pleure tellement,
Je chancelle.
Dans mes mains son écharpe bleue,
Cachemire soyeux parfumé d’instants heureux.
J’y plonge mon visage.
J’inhale, désespérée l’essence d’une autre vie.
Je tombe.
Il ne reviendra plus.
Pour toujours, il est parti.
C’est fini.

Pourtant chaque jour,
Et aussi, chaque nuit,
Ce rêve me ramène près de lui,
Vers cet instant brulant où il dépose sur ma joue,
Le souffle de l’adieu.
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Le moment de mes rêves ( Patrice )

Il est venu un moment, lorsque je m’évadais pour des rêves où le semblable n’avait pas son pareil, et que j’économisais les bougies qui me servaient de cierge, car je priais fort le seigneur pour qu’il me vît dans la détresse et ait pitié de moi, où mes yeux ne distinguaient plus le faux du vrai.
J’étais immergé dans des songes de réussites alors que je vivais de ce que voulaient bien me donner les gens lorsque je faisais le trottoir. Il m’arrivait de vouloir pleurer mais c’était trop facile, je veux dire que les mots me manquaient pour exprimer tout mon désarroi, alors je regardais le ciel, la nuit, je regardais les étoiles et notamment : Pégase, qui me fascinait, elle qui brillait sans cesse, moi qui restait plus sombre qu’une toile de Léonard De Vinci…
Et puis un jour je rencontrais ma moitié, enfin celle qui a fait un bout de chemin avec moi.
Elle était maigre, les cheveux noirs et il lui manquait une dent au milieu de son sourire. Elle était comme moi : ne sachant où aller… Ses parents étaient décédés il y avait sept ans de cela et les huissiers ont saisi ce que le père avait laissé comme dettes de jeu, alors elle se retrouva vite en foyer… Elle était plus jeune que moi, mais on se réchauffait, on s’était trouvé, elle me faisait penser à une bohémienne et lorsqu’on faisait l’Amour, on oubliait tout, le temps n’avait plus d’espace, on se vidait de cette saleté de vie…
Et puis, un beau jour, elle me quitta mais avait laissé un billet de 500 €…
Je m’empressais de m’acheter quelques habits, de bien manger et de trouver du travail. Il ne me fallait pas plus de deux jours pour trouver un poste de plongeur dans un restaurant Courtepaille.
Au départ je m’étais mis à proximité, dans un fossé, avec des cartons pour me protéger du froid, et comme il y avait des douches au restaurant, j’en prenais une, très tôt le matin, pour qu’on ne me vît pas. En tout cas mes collègues…
Et puis je commençais à économiser pour me trouver un logement, j’avais pu signer un CDI au bout de six mois, ce qui faisait mes affaires, mais j’étais obligé de m’éloigner car les prix étaient de moins en moins chers, à mesure que mon lieu de travail disparaissait pour la campagne…
Un jour, que je me réveillais dans mes draps soyeux, je repensais à tout ça : à mon parcours pour enfin sortir la tête de l’eau… Et puis je rêvais, le nez plongé au creux de mon étoile : Pégase, elle qui m’avait soutenue, et… Je replongeais dans mon lit, des plus soyeux…

 


De profundis (Caroline)

Il était né en regardant l’étoile !
Et depuis il courait… pour l’attraper il courait…
Parfois il la frôlait, ça lui laissait un peu de poussière d’or au bout des doigts.
Son rêve c’était voler, s’évader, loin la haut, se poser sur les nuages…
A l’époque chaque week-end nous nous retrouvions entre copains, et Dieu que la fête était belle ! Pas très sérieuse mais nous étions jeunes !…
Après mille métiers et beaucoup de ténacité , il réussi à intégrer une école de l’air et fut embauché chez Brit air .
Je ne l’ai vu que rarement en uniforme avec les « guirlandes » comme il appelait les galons qui ornent les vestes et casquettes des aviateurs. Tout ce qu’il détestait !
C’était un être exceptionnel !
Ses envies et ses besoins étaient trop denses, ses désirs trop forts et sa fragilité à fleur de peau !
Le mélange était explosif assorti d’un sourire … soyeux … qui lui donnait ce charme lumineux qui ne laissait personne indifférent.
Il a bourlingué dans des endroits inconnus des touristes. L’Amérique du Sud, l’Inde, à pieds les mains dans les poches !… toujours plus loin …
La vie « filant » il s’était fait construire en montagne un chalet en rondins et laine de mouton. Pas de voisins et vue imprenable.
C’était son refuge .
Mais … devenir vieux … les petits projets … les habitudes … les petits plaisirs de l’âge … ne plus se révolter … abdiquer…
Ce n’était pas pour lui !
Il était « jeune » à vie !
Avec un éclair au bout de son fusil il est parti retrouver son étoile…
Bon voyage…

 


La lettre au Père Noël (Colette)

Cher Père Noël
Un jour, mon papa est parti pour faire un grand, grand voyage dans les étoiles. Maman m’a dit qu’il ne reviendra pas et c’est pour ça qu’elle est toujours triste. Pouvez-vous lui apporter un joli tissus soyeux pour qu’elle se fasse une belle robe? Je voudrais qu’elle soit de nouveau heureuse et qu’elle rit. Souvent je rêve de mon papa, il me manque. Avec votre traîneau dans le ciel, si vous le rencontrez, vous lui direz que je l’aime très fort et que je ne l’oublie pas.
Merci Jeannot



Nous remercions les auteurs et rappelons que les textes leur appartiennent. Toute reproduction est interdite.


 

 

 

stages de lecture à haute voix : un succès renouvelé !

déc 2017 -
Si les mots avaient des ailes

Retour sur nos deux stages de lecture à haute voix de début de saison

Parce que lire un texte à haute voix n’est pas seulement un exercice de diction et d’articulation, mais que c’est aussi  :

  • lui donner vie
  • se l’approprier
  • s’y engager

Nous organisons depuis 2 ans des stages de lecture à haute voix. Ils sont animés par Catherine Lenne, comédienne et metteur en scène (compagnie Sept Septembre) et ils continuent à faire des heureux!

Un grand merci à Catherine Lenne  pour la belle énergie qu’elle nous donne, son implication, sa bienveillance et ses exigences!

Le stage débutant (plus de 50 stagiaires en 2 ans!) est toujours un succès.

Et cette 2ème édition du stage « avancé » avec le nouveau programme qu’elle nous a concocté (il y a tant à faire !) a été elle aussi une vraie réussite. Nous avons travaillé avec plaisir l’expression des sentiments : joie, colère, mystère, tristesse, sensualité, solennité… Avant de nous lancer dans la lecture de textes plus personnels pour lesquels ses indications , reprises, conseils  ont été précieux.

Voici en mots et en images, un petit retour d’expérience :


Bonsoir,
Ces deux jours m’ont beaucoup apporté, en découverte, en partage, en émotion, en plaisir…
Je te remercie Catherine pour ce que tu as su faire vivre dans notre groupe, et ce que tu as su nous transmettre, à commencer par ta belle énergie, ta générosité , et ta bienveillance. Je suis partante pour la suite – pas en décembre malheureusement, je ne peux pas , mais plus tard.
Pour tous: à une prochaine fois, j’espère…
Dominique


Merci Catherine pour cette animation !! Dommage pour la suite car je ne suis pas disponible. Peut être à une autre fois.
Bon continuation à tous !!
Annie


Bonsoir,
Oui, en effet, ces deux journées passées ensemble ont été riches de conseils, d’écoute et de convivialité. Je vous remercie, Catherine d’avoir su nous faire partager vos connaissances avec l’amour du jeu (jeu de scène) et d’avoir transmis votre générosité envers chacun. Une belle expérience humaine où non seulement, chaque participant a pris le plaisir de lire à haute voix mais a su écouter l’autre avec respect. J’ai beaucoup apprécié les textes lus par vous tous, merci.
Magnifique moment passé en votre compagnie.
Je vous souhaite à tous de continuer d’écrire car c’est un très gros travail que vous faîtes.
A Catherine très bon spectacle à vous « Une journée à Vélizy-Villacoublay »
et Merci beaucoup.

Véronique


Bonjour !
Merci également à tous. Cela a été un plaisir, j’ai senti beaucoup de bienveillance au sein de ce groupe.
Bonne continuation à vous tous.
Amicalement.
Sabah


Je partage vos commentaires. C’était un week-end fort sympathique, enrichissant et détendu. J’ai la chance de pouvoir revenir le 9 et le 16 décembre et j’espère bien revoir celles et ceux qui ne le pourront pas dans d’autres occasions.
Un grand merci à Catherine pour son dynamisme et son professionnalisme et beaucoup d’amitié pour toutes et tous

Gérard


Bonsoir à tous et toutes,

Merci à Catherine pour cette formation très intéressante, et à vous tous et toutes pour votre présence sympathique, et vos retours d’aujourd’hui très agréables.
Bonne continuation,

Marie-Pascale


Merci à Catherine, à toutes et à tous.

J’ai vécu des moments intenses, et une énorme déception,  c’était déjà fini !!
A bientôt.

Didier


Bonsoir Catherine.

Merci pour ta belle énergie et tout ce que tu nous as transmis au cours de ce stage. Je te dis au samedi 9 décembre puisque je rempile, avec le niveau 2!
Amitiés,

Hélène


Bonjour à tou.te.s!

Tout a déjà dit, mais merci encore à tout le monde et plus particulièrement à Catherine pour ce stage si riche!
Je ne pourrai malheureusement pas revenir pour le deuxième stage… Mais Catherine préviens moi si tu animes un autre atelier un jour à Poitiers: je participerai avec grand plaisir.

Bonnes lectures!
Manon


Merci à toutes et à tous , en particulier à Catherine, qui a su nous emmener dans le monde merveilleux de la lecture et de la diction , Catherine, tu nous as dynamisé pour nous entrainer dans ton univers, merci. Pour ma part ces deux après midi, resterons gravés dans ma mémoire pourtant chancelante maintenant!!Sincères Amitiés à tous Au prochain stage.

Colette


Merci Catherine pour ces moments intenses et merci aussi à tou(te)s mes collègues.

C’est un petit miracle d’avoir pu arriver, en si peu de temps, à ce résultat. Un vrai bonheur cet atelier.

Je vous embrasse et j’espère, à une autre fois.

Gérard


Un grand MERCI Catherine pour ces deux après midi, c’était un vrai plaisir !
J’aborderai la lecture en public avec plus de sérénité…
Et dés ce matin j’ai fait « ma gymnastique de bouche » devant la glace, résolution pour 2018 avec un tout petit peu d’avance.

Joyeuses Fêtes à Tous

Christine



 

 

 

 

actualités : décembre 2017

déc 2017 -
Si les mots avaient des ailes

Ecrire un conte – stage de 3 jours !

Pour la seconde année, Agnès Soulez Larivière, animatrice de nos ateliers d’écriture, propose un stage « écrire un conte ». Pour Agnès, la forme narrative du conte est structurante puisqu’elle recèle tous les ingrédients d’une histoire bien construite. Et oui, tout conte est une enquête qui commence,  un vœu à réaliser …mais avec les obstacles, les épreuves qu’il faut franchir pour aboutir à une situation finale. Ecrire un conte peut  donc nous aider pour écrire toutes sortes d’histoires puisque nous aurons, grâce à ce stage, balisé  les bases du récit.

Informations pratiques    :

Les samedis 20 janvier – 27 janvier – 03 février 2018 de 9h30 à 16h30

Lieu  : Salle 101 Ariane, Vélizy

Plus de détails ICI